A gauch' toutEs
!
"Une liste citoyenne"
soutenue par la LCR, des élus 100 % à gauche pour
Besançon !
Un visa pour Mehdi
Nous voici au pied des Tours de l’Amitié. Dans ces tours habite la famille EL GHOUATI dont le fils aîné, Mehdi, a été expulsé le 11 octobre 2007 alors que toute la famille, épouse et trois autres enfants mineurs, réside ici, suite à un regroupement familial avec le père en 2004. Mehdi a été écarté de cette procédure, car, mineur au moment de la demande, il était devenu majeur au moment où celle-ci a été acceptée.
Mehdi est venu en France plus tard, avec un visa de travailleur saisonnier. Il a demandé à la préfecture du Doubs sa régularisation début 2007. Le préfet avait tout pouvoir de régler cette question à titre humanitaire en donnant un titre de séjour à Mehdi pour qu’il puisse vivre avec sa famille. Le Préfet a refusé et l'a expulsé.
Belle leçon d’humanité, Monsieur le Préfet du Doubs! ! !. Accepteriez-vous que vos enfants, mêmes majeurs, ne puissent venir vous voir et résider chez vous, comme bon leur semble et comme bon vous semble ? Ce sont des droits élémentaires que vos lois bafouent.
Et par expérience, nous savons que Mehdi n’est pas près d’obtenir un visa des autorités consulaires françaises au Maroc pour rejoindre sa famille ici à Besançon, si nous n’agissons pas.
Votre rôle, Monsieur le Préfet est d’expulser, de remplir des « quotas » imposés par SARKOZY et son sinistre ministre HORTEFEUX. Le rôle des consulats français au Maroc ou d’ailleurs est de refuser au maximum les visas d’entrée. La mécanique est bien huilée, et les deux acteurs de cette politique clament avec une hypocrisie innommable : « Ce n’est pas moi, je n’y suis pour rien, c’est l’autre ».
Nous ne sommes pas dupes et nous ne l’acceptons pas.
C’est pourquoi, nous sommes là et nous nous mobilisons pour que Mehdi ait un visa, puisse rejoindre sa famille et vivre avec elle, ici, à Besançon.
Mais le cas de Mehdi qui nous réunit ici n’est malheureusement pas un cas isolé. En Haute Saône, Farid, devenu majeur, a été expulsé en 2006, alors qu’il étudiait et vivait avec son père en France depuis près de 7 ans. Le visa de retour en France pour reprendre ses études lui a été refusé 2 fois. Il se morfond à Tineghir au Maroc.
Joseph, expulsé au Libéria il y a 2 ans, alors qu’il étudiait avec succès à Besançon, n’a pu revenir pour reprendre ses études, car par 2 fois, le visa de retour lui a été refusé. Il survit de petits boulots au Libéria, parce qu’il n’a pas le diplôme qu’il désire préparer en France, diplôme qui lui permettrait d’avoir une situation plus stable et un meilleur salaire au Libéria.
Les menaces d’expulsion planent aussi sur Djamel et Mohamed, jeunes majeurs marocains également de Haute Saône. Venus rejoindre il y a plus de 6 ans leur famille adoptive en France par la Kafala (procédure d'adoption), ils n’ont plus aucune famille proche au Maroc. Par contre, ils réussissent dans leurs études et sont parfaitement intégrés ici.
Pourtant, aux yeux des lois immondes qui régissent dans ce pays le droit des étrangers, « ils n’ont pas vocation à rester en France » et risquent l’expulsion, comme cela est arrivé pour Mehdi. Des familles, près de chez nous, sont aussi menacées d'arrestation, d'emprisonnement dans un Centre de Rétention, puis d’expulsion.
Parce que nous n'acceptons pas cette politique qui stigmatise et persécute des familles du seul fait qu'elles sont ''d'un autre pays'', parce que nous voulons Justice pour Mehdi et la famille El Ghouati, nous exigeons le droit au retour en France pour Mehdi, nous exigeons que les autorités françaises lui délivrent un visa de long séjour et, qu'ensuite, le préfet lui donne un titre de séjour en France.
Nous continuerons à nous mobiliser jusqu'à ce que le droit pour Mehdi de vivre en famille soit respecté !
Score : 4,9%... On a créé la surprise en passant à 37 voix tout juste du 1er siège de conseiller municipal obtenu par la gauche radicale à Besançon ! Le score est historique et nous ne baissons pas les bras. L'avenir d'A gauch' toutEs est en discussion et vous pouvez y participer. Contactez nous, rassemblons nous...
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